Les toilettes sèches et l’écologie, le point

La pertinence du traitement de nos excréments via l’eau potable est enfin entrée dans les questions environnementales prioritaires.

Nous ne disposons sur la Terre que de 0.01 % d’eau potable de la quantité totale d’eau que contient notre planète. 70% de cette eau potable est utilisée pour l’agriculture… (Nous n’osons imaginer la proportion d’eau qui sera nécessaire avec l’avènement des biocarburants…)

Outre la rareté de l’eau potable, c’est le traitement des eaux usées qui n’est plus adapté à notre système. Ce qui a fonctionné pendant quelques générations ne répond plus aux besoins de la collectivité. Actuellement, nous déféquons dans les toilettes et évacuons nos déjections en tirant une pleine chasse d’eau potable.

toilettes seches publiquesLa suite est connue mais bonne à rappeler :

Nos excréments sont ensuite aiguillés vers une station d’épuration qui va « laver » l’eau par des procédés plus ou moins acceptables et la rejeter en rivière ou en lac. Cette eau sera à nouveau prélevée, relavée, et remise dans le circuit d’eau courante. Nous faisons donc « caca » dans l’eau potable devenue rare et précieuse, une formidable quantité d’énergie est nécessaire à ces traitements de l’eau.

Toilettes sèches et écologie

Les toilettes sèches, ou bien les toilettes à compost, permettent à nos excréments de sortir de ce circuit. Les déjections sont collectées, recouvertes après chaque visite d’une matière carbonée – ici la sciure – puis mises à composter. L’humus ainsi obtenu peut être utilisé en agriculture après 18 mois de maturation. De déchet, nos excréments deviennent dès lors une ressource qui favorise la régénération des sols, un bilan de Co2 positif et contribue à la protection de l’eau.

Outre l’aspect purement écologique, l’implantation des toilettes sèches apporte un réel plus aux organisateurs de manifestations.

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